Burn out : les signes qui ne trompent pas

Il est possible de prévenir la survenue d’un burn out si l’on intervient assez tôt, dans les phases amont de la pathologie. Cependant, on sait que 20% des malades sont dans le déni, pour ce faire, il faut donc avant tout réussir à identifier la problématique.

 

Le burn out est l’étape ultime d’une longue évolution qui démarre en général avec l’installation progressive d’un stress chronique, pour des raisons assez fréquentes et rencontrée principalement dans le monde professionnel.

Burn out : les signes précoces

En 1er lieu, des signes précoces surviennent et notamment les problèmes de sommeil : endormissement difficile parce qu’on pense trop, réveils nocturnes et notamment vers 3-4h du matin sans possibilité de se rendormir, c’est le 1er signe d’alerte, facile à diagnostiquer et qui doit mettre sur le chemin d’un stress en train de s’installer, avec les 1ers signes de somatisation.

Ces problèmes s’accompagnent souvent d’atopies cutanées (eczéma, psoriasis), de douleurs diffuses (lombalgies, cervicalgies..), de céphalées, migraines, et enfin de perte de mémoire et difficultés de concentration. Perte de performance professionnelle qui s’ensuit et contraint le malade à redoubler d’effort pour maintenir sa performance au même niveau qu’avant. Le cercle vicieux se met en place progressivement…il est cependant encore temps d’éviter de tomber dans la pathologie, la prise de conscience est clef à cette étape.

Burn out, ne pas négliger les manifestations émotionnelles

Quand le problème devient chronique, on observe la survenue de manifestations émotionnelles :

  • perte du désir à tout point de vue,
  • abandon interne avec négligence de son apparence,
  • tristesse,
  • anxiété voire angoisse,
  • syndrôme de persécution / paranoia,
  • instabilité émotionnelle : sautes d’humeur, irritabilité, hystérie, crises de larmes intempestives…

3e étape : burn out et signes comportementaux

Enfin, en dernier lieu, les manifestations deviennent comportementales, la personne finit par s’isoler complètement, devient cynique entre en conflit avec sa famille, son conjoint, et peut mettre en place des comportements addictifs pour compenser un mal-être profond (alcool, drogues).

Idéalement, il vaut mieux éviter d’en arriver au burn out car le malade restera fragile à vie et pourra facilement rechuter. De nombreuses techniques existent pour vous aider à vous en sortir avant ce stade ultime.

Il faut aussi envisager le burn out comme une étape parfois nécessaire à une renaissance, un réalignement vis à vis de vos valeurs profondes, fondamentales, dont vous vous êtes peut être éloignés progressivement.

Dr Anne-Caroline HENRIOT


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