Burn out : les profils à risque

Mais au fait le burn out c’est quoi ?

Le burn out est un syndrome d’épuisement moral qui intervient après une longue période de stress chronique, la plupart du temps d’origine professionnelle. Il touche toutes les catégories socio-professionnelles sans restriction, et est surtout lié à un profil de personnalité : les passionnés, ceux qui se mettre la barre haut, les perfectionnistes, les piliers de la société, ceux sur qui on peut toujours compter. Motivés, consciencieux, enthousiastes, ambitieux et créatifs…mais le revers de la médaille, c’est qu’ils ont souvent une haute idée de leurs capacités, des difficultés à déléguer et une certaine impuissance à reconnaître qu’ils ont besoin d’aide quand c’est le cas.

Et selon une étude réalisée parc Moodwork en partenariat avec l’équipe de recherche du Lab RH, 20% des personnes en risque élevé sont le déni le plus absolu. En premier lieu, ils sous-estiment leurs symptômes et notamment la fatigue extrême, et ils ont tendance à rejeter la faute sur eux-mêmes plutôt que sur leur employeur. L’étude montre également que ce phénomène touche de plus en plus de dirigeants, à l’instar d’Elon Musk qui à 47 ans et à la tête d’un empire admet enfin ses failles – notamment sa solitude et travailler 120 heures par semaine – et qui a dû faire appel à un Directeur des Opérations pour pouvoir prendre un peu de recul et ne pas sombrer définitivement.

Cartographie du burn out

Une autre étude très intéressante réalisée auprès de 1000 actifs et publiée en 2014 par le cabinet Technologia apporte de nombreuses précisions quant au profil sociologique des populations touchées : 3,2 millions de personnes en risque de burn out en France, âgées de 35 ans et plus, les populations plus jeunes ayant un rapport au travail plus distancier et sain. Et même si le burn out touche de manière égale les hommes et les femmes, 21% d’entre elles se déclarent vidées émotionnellement pour seulement 11% des hommes dans la même situation, notamment parce qu’elles ont une « double journée sur le dos ». Au niveau géographique, le grand Est est plus touché que le Sud Est (17,6% des personnes interrogées dans l’Est contre 14,9% pour le Sud).

Le cocktail professionnel explosif qui induit un burn out est la plupart du temps la résultante de 3 éléments concomitants :

S’ajoutent à celà l’éventualité de travailler dans un environnement trop instable, ou avec des personnalités toxiques qui ne feront qu’aggraver la situation. Le tableau est alors complet.

Le stress chronique, des métiers à risque

  • Agriculteurs-exploitants (23,5% se déclarent épuisés)
  • Artisans, commerçants (19,7%)
  • Cadres et professions intellectuelles supérieures (dont les enseignants) (19%)
  • Ouvriers (13,2%)
  • Les professions intermédiaires (9,8%)
  • Les employés (6,8%)

Heureusement, il existe des solutions existent et notamment commencer par réduire la charge de travail. Voire en passer par un arrêt de travail…avant qu’il ne soit trop tard.

Dr Anne-Caroline HENRIOT


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